Pendant des décennies, les Juifs d’Occident ont vécu dans une bulle. Pendant des années, je l’ai appelée la bulle post-Holocauste, vouée à éclater.
L’Occident était terrifié par le fait que la haine des Juifs ait conduit aux atrocités nazies durant l’Holocauste, si bien que l’antisémitisme est devenu tabou. Des millions de personnes ont cru que l’antisémitisme avait disparu, que nous vivions dans une ère nouvelle et éternelle, que l’humanité avait tiré les leçons du passé, que le « Plus jamais ça » avait enfin un sens.
Mais aujourd’hui, il est clair que cette bulle post-Holocauste a éclaté.
Nous vivons enfin ce que nos ancêtres ont enduré pendant des siècles : la réalité quotidienne et banale de l’antisémitisme profondément ancré dans la société. Le choc que nous ressentons aujourd’hui ? C’était leur quotidien, souvent en bien pire.
Et la vérité est douloureuse, mais libératrice :
Nous avons eu la chance inouïe de grandir pendant la seule période de 70 ans, sur 2 000 ans d’exil juif, où l’antisémitisme ouvert était socialement inacceptable. Ce miracle est désormais terminé.
La honte ressentie par le monde occidental après l’Holocauste s’est dissipée.
La culpabilité qui réduisait jadis au silence les antisémites haineux a disparu.
Et voici les résultats :
- — De jeunes Américains scandent « Hitler avait raison ».
- — Des étudiants universitaires font l’éloge du Hamas, glorifiant le viol et le massacre de Juifs innocents.
- — Les manifestants scandaient simultanément « L’Holocauste n’a jamais eu lieu » et « Nous devons en finir ».
- — Des personnalités influentes et des élus qui prônent ouvertement l’effacement des Juifs, sur les campus, dans les villes, en Israël, partout.
Nous assistons au retour d’une haine très ancienne, sauf que cette fois-ci, elle arbore des slogans militants à la mode et des titres universitaires « progressistes » : en réalité, des titres régressifs.
Mais voici la différence fondamentale entre notre génération et toutes les générations juives qui nous ont précédées :
- Pour la première fois en 2000 ans, le peuple juif n’est plus en exil.
- Nous ne sommes pas impuissants.
- Nous sommes souverains.
- Nous sommes chez nous.
Nos ancêtres ont vécu des pogroms, des expulsions, des croisades, des inquisitions, des ghettos, sans jamais avoir de patrie où retourner. Leur seul refuge était la prière et l’espoir.
Nous, Barouch Hashem, vivons dans une réalité différente.
Aujourd’hui, le peuple juif se dresse à nouveau comme une nation souveraine sur sa terre ancestrale, avec une armée, un gouvernement, une société prospère et l’accomplissement d’une prophétie vieille de 3 000 ans qui se déroule sous nos yeux.
C’est pourquoi les Juifs ne devraient pas considérer Israël comme un « havre de paix ».
- Cette mentalité est trop étriquée.
- C’est défensif.
- Elle trouve son origine dans un traumatisme, et non dans le destin.
- Elle trouve son origine dans le statut de victime et non dans le destin juif.
Les Juifs devraient rentrer chez eux, car c’est leur foyer.
- Parce que c’est ici que nous avons notre place.
- Car c’est là que se forge notre avenir, et l’avenir du monde.
La montée de l’antisémitisme n’est pas un signal de recul.
C’est un signal pour se réveiller, pour reconquérir ce que nous avons perdu, et ce que nos grands-parents ont prié pour que nous méritions de voir :
Une nation juive, souveraine, confiante, qui n’a pas honte de son identité, de sa Torah, de sa raison d’être.
Le monde revient à ses anciens schémas.
- Mais le peuple juif ne retournera pas en exil.
- Nous ne retournerons pas à notre statut de victimes.
- Nous ne retournerons pas nous cacher.
Nous avançons vers Jérusalem, vers la libération de nos terres bibliques, vers la reconstruction du Troisième Temple, vers notre destinée, vers le fait de devenir la nation que nous avons toujours été destinés à être.
La bulle post-Holocauste a éclaté. Bien. Ce n’était qu’une illusion de toute façon.
Voici maintenant le véritable test :
- Les Juifs choisiront-ils la peur et s’accrocheront-ils à une réalité diasporique en déclin ?
- Ou bien choisirons-nous la fierté, le sens du devoir et le retour à l’histoire qui ne nous a jamais abandonnés ?
Le monde change rapidement. Mais le peuple juif ?
- Nous rentrons enfin à la maison, non pas par obligation, mais parce que c’était notre destinée.
- Et cette fois, nous sommes là pour rester.
Participez à ce processus de rédemption miraculeux.
Ne le ratez pas en restant à l’écart, en exil, même si vous pensez, comme nos ancêtres en Pologne et en Allemagne, que « ça passera ». Ce ne sera pas le cas. L’antisémitisme normalisé est la norme, et la situation ne fera qu’empirer.
Mais ici, sur notre terre ancestrale, cela ne change rien, car nous avons pour mission de reconquérir notre identité nationale ancestrale et d’accomplir notre destinée telle que Dieu l’a promise, si clairement, à travers la Torah et les prophètes.
Am Israel ‘Hai !!!
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