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Nous sommes de nouveau avec l’auteur des Chroniques du Ğírkù qui confirme une fois de plus qu’aucun de ses bouquins ne se ressemble. BIT-RA-HEM alias Bethléem,  Le Testament de la Vierge, nous avait démontré dans un travail pointu de mythologie comparée que les premiers auteurs des religions du Livre avaient plagié les mythes de Sumer et de l’Égypte antique.

BIT-RA-HEM alias Bethléem. A l’origine des pyramides

Avec un style assez léger bien que déployant une trame narrative parfois grave, Anton Parks nous entraîne avec La Dernière Marche des Dieux sur les pas des survivants de l’archipel atlante.

Ensemble d’îles qui, selon toute vraisemblance, se seraient situées exactement là où Platon les avaient localisées il y a près de 2500 ans dans ses célèbres textes du Timée et du Critias. Il n’en demeurerait guère aujourd’hui que les Canaries et les Açores.

Ce troisième essai n’aurait pu contenir que les traductions égyptiennes de la première partie qu’il n’en aurait pas été moins fameux. Mais l’auteur est allé plus loin, pour notre plus grand plaisir. Son récit se développe de manière chronologique en évoquant tour à tour :

  • les plus anciens textes relatant l’Amenti ou A’amenptah (nom égyptiens de l’Atlantide),
  • la découverte et les recherches autour de la route préhistorique reconnue qui a conduit les suivants d’Horus à travers le désert du Sahara jusqu’à Abydos,
  • la découverte et les fouilles archéologiques (entreprises dans cette citée) du temple de Sethy 1er, menées notamment par Emile Amélineau,
  • l’excavation du puits de Strabon, le Saint des Saints de l’Égypte antique, appelé aussi l’Osireion – jusque là relégué au rang de mythe – , soit le cénotaphe de l’ancien grand dieu de la terre noire,
  • la biographie de Dorothy Eady (plus tard renommée Omm Sethy), une enfant britannique aux rêves étranges qui la mèneront une fois devenue adulte jusqu’au lieu où sa précédente incarnation avait connu l’Amour puis la mort : la fameuse Abydos…

Que dire de la traduction des textes évoqués plus haut ? Ils sont reconnus, d’une part, puisque visibles à qui le souhaite sur les murs du temple d’Edfu (dédié au souverain Horus) et réputés être de la main même du dieu de la Sagesse, Thot.

Ce qui nous fascine, d’autre part, est la capacité de Parks à s’accaparer une langue antique afin de nous fournir des traductions souvent inédites de ces innombrables textes – dont la traduction définitive ne sera terminée par l’archéologie officielle que d’ici plusieurs années. Travail monumental, pour ne pas dire mégalithique – et d’une rare honnêteté intellectuelle –, qui en rebuterait plus d’un, mais pas notre spécialiste de l’Orient ancien ! Que disent donc ces hiéroglyphes ?


Pas moins que ce que l’auteur a déjà évoqué dans sa série des Chroniques du Ğírkù (notamment le Tome 3, le Réveil du Phénix), à l’exception prête que ce n’est plus là l’évocation de souvenirs mais bien des récits « palpables » et gravés dans la roche. Une validation de plus qui va dans le sens des informations apportées par Parks depuis 2005.

Les écrits de Thot évoquent la vie en Amenti, les conflits qui opposent les clans des dieux Horus et Seth, les passages de l’Oeil du Son destructeur (Vénus) et les reconstructions qui en découlent ainsi que la marche qui conduira les rescapés de l’archipel mythique vers Abydos, la ville sacrée d’Osiris qui illuminera l’Égypte entière.

Ces traductions ne sont pas livrées telles quelles mais encore une fois complétées par des preuves géologiques, anthropologiques, archéologiques et linguistiques qui valident ce scénario historique.

Dans la seconde partie de l’ouvrage, des tranches de vie de personnages associés aux découvertes réalisées à Abydos (débutant au 18ème siècle et se prolongeant jusqu’à nous), s’entrecroisent dans une mécanique dont seul le Destin a le secret.

L’engagement et la persévérance de l’archéologue Emile Amélineau, persuadé de l’existence historique d’Osiris, sont exaltants. La vie entière de Dorothy Eady, réincarnation supposée d’une prêtresse d’Isis aux temps de Sethy 1er, est un hymne à l’Amour éternel.

Les mots d’Anton Parks ont su rendre un vibrant hommage à cette grande dame. Autodidacte qui a su, non seulement, s’imposer à l’Égyptologie par ses divers talents (linguistiques, artistiques, …) et son abnégation à sortir la brillante Abydos de sa torpeur millénaire, mais qui nous touche aussi de par son renoncement à la vie matérielle occidentale et son dévouement quasi sacrificiel à la ville d’Osiris et à ses habitants.

L’essai se conclut en toute beauté avec la révélation de l’identité de Moïse, qui, à l’époque d’Akhenaton planifia son propre exil du royaume d’Égypte accompagné de sa caste cléricale. Il poussa la trahison envers son pharaon jusqu’à lui dérober notamment de saintes reliques du dieu Osiris. Artéfacts aux propriétés « surnaturelles » (pour ne pas dire technologiques) qui lui permirent d’assoir son pouvoir sur sa communauté et s’assurer d’écrire le mythe fondateur pour tout un peuple en devenir…

Dans la Dernière Marche des Dieux, nous sommes donc transportés à une époque finalement pas si lointaine où les dieux foulaient encore la Terre.

Ici, celle de l’Égypte antique, contrée dont les mystères s’évaporent à mesure qu’Anton Parks rédige ses ouvrages. Et dans ce dernier, comme dans les cinq précédents, vous obtiendrez nombre de révélations une fois de plus inédites impliquant des répercussions considérables sur notre connaissance du passé.

« Il y a plus de 10.000 ans, la grande citerne atlante, Bu-Henem, est détruite lors du Grand Cataclysme signalé par Platon dans son Critias. Le dieu Thot évoque l’existence de ce sanctuaire sacré et retrace ainsi l’histoire de l’Atlantide dans une longue composition gravée sur les murs du temple d’Edfu en Haute-Égypte. L’archéologue français Auguste Mariette désensabla cet édifice à partir de 1860.

Pour les Égyptiens de l’antiquité, la seule façon de conserver en mémoire leur véritable passé fut de le consigner par écrit d’une façon cryptée. Ainsi, ces textes, incompréhensibles au commun des mortels, purent défier le temps et échapper à la destruction des profanateurs pour parvenir jusqu’à nous.

Notre conception du culte ne peut envisager la pratique de croyances millénaires accompagnées d’une telle dévotion.

Nos convictions et nos idéaux sont régulièrement remis en question par manque d’informations solides sur notre passé. Cette situation inconfortable permet l’ensemencement des religions et des dogmes qui parsèment la planète depuis des temps lointains.

Dans les textes de Thot traduits par Anton Parks, les forces du mal détruisirent plusieurs fois le monde des anciens dieux par l’acte guerrier. Les luttes armées entrainent la destruction de la culture et de la mémoire, ainsi que toute trace de civilisation.

Anton Parks nous livre ici une page importante de notre histoire par le biais de documents historiques et archéologiques de première main. Les doctrines atlantes codifiées par les rites et inscrites sur les murs du temple d’Edfu contribuent aujourd’hui à la reconstitution de notre passé ; un passé qui dépasse bien souvent notre entendement. La Dernière Marche des Dieux rassemble pour la première fois ces documents oubliés à travers les âges. Ils forment certainement la source primordiale de Platon. Les portes de l’Atlantide nous sont de nouveau ouvertes. »

Interview d’Anton Parks

Question : Parlons de votre nouvel essai (le troisième) : « La Dernière Marche des Dieux ». Le sous-titre « de l’Atlantide à Abydos », laisse à croire qu’une partie des dieux Gina’abul a vécu en Atlantide avant de venir en Egypte (La présence des Gina’abul en Atlantide est confirmée dans le « Réveil du Phénix », le Tome 3 des « Chroniques du Ğírkù »). Rappelez-nous où vous situez cette « île mythique », quel rôle elle a joué dans votre récit et pourquoi celle-ci n’existe plus aujourd’hui ?

Anton Parks : Effectivement, le type Gina’abul-Anunna a vécu dans cette partie du monde, mais il n’était pas le seul. Les Nungal, donc les veilleurs de la Bible, ont aussi séjourné longtemps en Atlantide. D’autres encore étaient présents dans l’archipel en des temps reculés. Ces groupes divins, et même humains, sont mentionnés dans les textes d’Edfu en Haute-Egypte.

Je situe les fragments principaux de l’Atlantide aux Canaries. Les Canaries formeraient la portion sud d’un ensemble d’îles de l’Atlantique, aujourd’hui en partie engloutie. On retrouve les Canaries sous le nom Anrutef à Edfu, elles sont désignées comme les îles du Sud. On repère aussi un des noms égyptiens de l’Atlantide : Mertit-Amenti, soit les îles de l’Atlantide (ou de l’Ouest) sur les murs de ce même temple.

L’Allemand Heinrich Brugsch qui travailla sur une partie de ces textes en 1870, traduit Mertit en « SeeLand », c’est-à-dire « pays marin » alors que dans la version anglaise de Wallis Budge, datée de 1912, Mertit est interprété en « l’eau du nord ». Pourtant, la traduction stricte de ce mot ne pose aucun problème, elle évoque littéralement des « morceaux de terre ». Comme il s’agit de morceaux de terres émergés dans l’océan atlantique, j’ai tout naturellement traduit ce mot en « îles ». La situation géographique de Mertit-Amenti (« les îles de l’Atlantide ») se trouve par exemple dans le registre EVI, 118, lignes 1 à 9. Ce texte provient de la légende dénommée « Le Livre du Disque Ailé ».


Pour cette nouvelle étude, j’ai repris l’enquête entamée dans LE TESTAMENT DE LA VIERGE et j’ai apporté de nombreux éléments inédits et complémentaires, ayant été aux Canaries depuis la sortie du TESTAMENT.

J’explique dans ce livre par quels effets possibles l’Atlantide encore présente vers 10.000 av. J.-C. s’effondra rapidement sous les flots.

Comme je l’ai signalé, je suis d’avis que les Canaries formaient autrefois les cimes des anciennes montagnes du sud de l’archipel atlante. Les Guanches des Canaries ont édifié des complexes pyramidaux sur au moins deux îles différentes. Les pyramides sont alignées sur la marche du soleil. La science n’explique pas d’où leur venait ce savoir en relation avec l’alignement du soleil ni par exemple d’où ils tiraient leur connaissance de la momification.

Complexe pyramidal de Güimar sur l’île de Ténériffe (Cannaries), © Anton Parks, La Dernière Marche des Dieux, 2013

Les anciens depuis Hérodote jusqu’à Bory de Saint-Vincent qui, en 1803 séjourna plus de six mois aux Canaries et laissa une étude approfondie sur la population de l’archipel, considèrent que les Guanches seraient des survivants des Atlantes, restés sur ces sommets volcaniques après l’effondrement de la dernière île.

Cette île, nommée Routa, faisait face à Gibraltar et au Maroc, et serait celle dont parle Platon dans le Critias et le Timée. Le reste de l’Atlantide, composé de plusieurs grosses îles, avait disparu bien des millénaires avant. Cet ensemble formait sans doute, en des temps plus reculés encore, une île volumineuse fragmentée par le temps et les différents bouleversements terrestres et cosmiques.

Question : Sur quel(s) texte(s) basez-vous les recherches effectuées dans cet ouvrage ? Allez-vous encore une fois nous surprendre avec des découvertes inédites ?

Anton Parks : Pour LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX, j’ai traduit de nombreux passages des textes d’Edfu, ces derniers forment la version égyptienne et primitive de l’Atlantide. J’ai pu reconstituer les registres inscrits sur les parois I’O, I’N et I’E du temple d’Edfu. J’ai eu souvent recours à la transcription originale d’Émile Chassinat, datée de 1933, afin de disséquer certains mots et de traduire de nombreux passages à la source. Cet ensemble est tiré d’une vielle légende copiée et recopiée de nombreuses fois sur d’anciens papyrus aujourd’hui perdus.

La section E.VI d’Edfu reprend en partie ces anciennes chroniques dont il est dit que Thot lui-même les rédigea en des temps inconnus. Les prêtres d’Edfu gardaient secrètement ces documents avant qu’ils ne soient finalement gravés sur les murs du temple à l’époque des derniers rois de l’Egypte antique, les Ptolémées.

Ces écrits de Thot décrivent le monde primitif des dieux qui précéda celui des hommes en des temps insondables. Le début de cette épopée démarre sur la reconstruction d’un monde détruit pour une raison non précisée. Mais ce monde sombre dans un nouveau chaos, analogue à celui qui avait précédé la création des premiers dieux.

Cet univers aquatique se recrée une nouvelle fois à partir de terrains émergés, des îles, spécialement destinées à fournir aux dieux rescapés un lieu où se poser pour leur œuvre. Cette nouvelle création est engloutie à son tour par un reptile monstrueux et une troisième ou quatrième création fut nécessaire pour donner au monde une stabilité et une organisation relativement stable…

En lignes 184,1-2, le texte évoque MESPER, un pays circulaire et une grande montagne à ses côtés, comme mentionnés dans la version de Platon. C’est tout à fait extraordinaire. Voici un extrait du passage hiéroglyphique :

Il y eut la Grande Montagne et Mesper, le pays circulaire, la Grande Place qui verdoie au lever du soleil. Et « la Grande Place » devint le nom de Mesper, le Lieu où se réfugia le Monde.

Mesper se compose de : MES (« enfant(s) ») + P (« siège ») + R (« bouche » ou « parole ») + le hiéroglyphe de la terre ou de la région + le déterminatif en forme de trait qui indique ce que les idéogrammes du dessus représentent. Il s’agit d’une petite phrase à prédicat nominal où l’objet à nommer se trouve en seconde position. Mesper se traduit donc en « la région des enfants du Siège de la Parole ». Ptah-Osiris et les siens possédaient la connaissance de la parole divine et de l’encodage des langages, conformément aux découvertes réalisées dans mes précédents ouvrages. Le nom de cette cité atlante l’atteste formellement.

Malheureusement, même si elles sont volumineuses, les archives d’Edfu sont incomplètes en raison du manque de place disponible sur les murs !

Construit sous le règne de treize pharaons ptolémaïques, l’édification du temple d’Edfu (Haute-Égypte) nécessita 180 années, de 237 à 57 av. J.-C. Édifié sur un temple plus ancien inconnu à ce jour, sa construction fut initiée par Ptolémée III.

Ceux qui ont lu LE TESTAMENT DE LA VIERGE seront ravis de constater que ma thèse sur les piliers d’énergie et l’électromagnétisme est confirmée sur les murs de ce temple. Par exemple, lorsque Seth attaque l’archipel, des sages font apparaître le souffle de Ptah-Osiris afin de protéger le domaine. Ils emploient une énergie tirée de piliers Djed dont la force peut déplacer des quantités d’eau pour en faire des colonnes de protection, des murs de liquide infranchissables.

Moïse semble avoir employé cette même énergie, raison pour laquelle le livre se termine sur une nouvelle interprétation de cette histoire. Selon mes découvertes, il aurait volé cette connaissance des dieux avant son départ d’Egypte. Sa fonction de grand vizir du roi lui permit d’accéder à ce genre de secret ; j’ajouterais même qu’il en avait la responsabilité en qualité de bras droit du pharaon.

Une grande partie du livre concerne aussi l’Osireion d’Osiris à Abydos. J’ai plusieurs fois travaillé sur ce sujet, mais le thème est ici abordé à la lumière de la version égyptienne de l’Atlantide. L’Osireion est selon moi la copie d’un ancien temple sacré atlante décrit comme une citerne renfermant des pierres puissantes, sans doute des cristaux. En 2009, donc bien avant ma découverte des textes d’Edfu, j’ai fait réaliser des images où l’on voit les eaux de l’Osireion éclairées par de puissants cristaux à l’époque d’Osiris, il y a plus de 10.000 ans.

Dernièrement, Frantz Lasvignes a réalisé plusieurs images du temple aquatique, mais à l’époque plus récente de Sethy 1er, ainsi que la magnifique vidéo promotionnelle de LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX pour laquelle il a reconstitué l’intérieur de l’Osireion en 3D. Dans ces nouvelles images, j’ai demandé à l’artiste de placer les deux objets de culte de l’époque des 18e et 19e dynasties égyptiennes. Il s’agit du lit osirien et du reliquaire d’Osiris, à savoir sa tête.

Abydos fut la Mecque de l’antiquité, tous voulaient voir l’ancien domaine d’Osiris et apporter des offrandes sur la tombe du dieu retirée dans le cimetière d’Umm el-Qaab.

Seuls quelques initiés furent autorisés à pénétrer dans l’Osireion et à contempler ses reliques sacrées. L’archéologue Auguste Mariette chercha pendant longtemps l’Osireion qu’il nommait le puits de Strabon, mais en effectuant ses fouilles et le déblaiement du temple de Sethy 1er, il entassa des montagnes de gravas juste au-dessus, ce qui l’empêcha de le trouver. Beaucoup de sujets sont traités dans cette étude.

Reconstitution de l’Osireion à l’époque pharaonique par Frantz Lasvignes, © 2013 Lasvignes-Parks, La Dernière Marche des Dieux, 2013.

J’ai souhaité réaliser un ouvrage traitant à la fois d’archéologie, de mythologie, d’égyptologie, de mystères non résolus comme ceux de l’Atlantide et de Moïse, le tout restitué en une enquête accessible à tous. C’était une volonté à laquelle je me suis tenue.

On me reproche parfois une forme de complexité dans mes ouvrages, en raison des sujets traités. J’ai voulu me débarrasser ici des multiples décompositions linguistiques qui n’avaient de toute façon aucune raison d’être dans un tel essai. J’ai travaillé sur le langage égyptien et ce dernier n’est pas aussi complexe que le sumérien. J’ai eu beaucoup de plaisir à rédiger ce livre. Ce travail n’en reste pas moins très sérieux et ma démarche est identique à mes précédents ouvrages.

Question : Dans ce 3ème essai, vous abordez également la question du Karma. Qu’est-ce qui vous amène à traiter le sujet du Karma aujourd’hui dans vos recherches ?

Anton Parks : À l’origine, je souhaitais faire une étude sur Abydos où se trouve l’Osireion d’Osiris. L’Osireion est sans doute l’un des plus anciens monuments au monde ; il a plus de 10.000 ans.

De ce fait, il était nécessaire de parler de l’égyptologue Omm Sethy (1904-1981) qui a côtoyé de près ce sanctuaire. Mon livre devait discuter essentiellement de cette personne et de son expérience. J’avais d’ailleurs réalisé un dossier sur cette égyptologue pour le magazine l’Egypte n°19 en novembre 2010. L’étude s’est étoffée au fil des mois pour devenir une partie de LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX. Le sujet initial était l’origine de l’Egypte et celle de notre civilisation, raison pour laquelle j’ai intégré depuis le thème de l’Atlantide, version égyptienne, et sans doute primitive.

Omm Sethy entre dans le temple de Sethy 1er, photographie datant de la fin des années 1970.

Omm Sethy séjourna plus de trente ans à Abydos et on lui doit des découvertes et des travaux importants sur ce site. L’occident doit énormément à l’Egypte, tous les égyptologues le savent. Abydos est le berceau de la civilisation égyptienne et par conséquent celui de la civilisation occidentale.

L’histoire d’Omm Sethy est parsemée d’informations fondamentales sur les thèmes de l’invisible et du Karma. Pour ces raisons, j’ai consacré du temps à chercher et à trouver des éléments inédits sur ce sujet. La ligne de vie d’Omm Sethy était tracée à l’avance et l’on s’en rend bien compte à la fin de la partie qui lui est consacrée.

Le témoignage de cette égyptologue, basé sur son expérience « paranormale » et ses visions d’une autre vie qu’elle aurait vécue à l’époque du roi Sethy 1er, est très important pour le dossier que je traite dans LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX. Elle signale, en effet, la présence d’un gisant étendu sur un lit en pierre au beau milieu de l’île de L’Osireion. Je pense avoir identifié ce gisant comme étant le lit d’Osiris retrouvé par Emile Amélineau dans la tombe du roi Djer (n° O-326) qui appartient au complexe funéraire des premiers souverains d’Egypte situé dans le désert d’Abydos, à deux kilomètres de l’Osireion.

Cette tombe serait probablement celle d’Osiris, recyclée par la suite en tombe royale par un des tous premiers souverains d’Égypte. C’est pourquoi le lien effectué dans cette étude entre les découvertes archéologiques autours d’Abydos et Omm Sethy est très important. Très clairement, Omm Sethy explique grâce à sa vision et son ancienne vie égyptienne, le rôle de cet objet de culte retrouvé dans la tombe d’Osiris… C’est fascinant !

Question : Les traductions depuis l’égyptien ancien des temples d’Edfu a du vous prendre un temps considérable ! Avez-vous eu un retour d’une institution archéologique, d’un quelconque égyptologue voire d’une simple revue spécialisée concernant votre travail inédit ? De manière générale, comment est accueilli cet essai auprès du public ?

Anton Parks : Je suis totalement épuisé. Mes traductions des tablettes sumériennes de l’Eden et ces traductions égyptiennes de la partie E.VI du temple d’Edfu m’ont demandé un effort considérable au niveau concentration. Depuis, je suis comme vidé. Travailler sur de tels textes antiques représente une grande responsabilité et sollicite beaucoup d’énergie. Cela demande aussi de se placer dans un état d’esprit totalement décalé par rapport à notre réalité d’aujourd’hui et notre façon de fonctionner.

Les anciens ne raisonnaient pas comme nous. Dans les deux cas, je pense avoir fourni un travail de qualité. Traduire la partie E.VI n’était pas chose facile, surtout que plusieurs sections furent déjà interprétées par d’éminents spécialistes, comme Wallis Budge, Heinrich Brugsch, Maurice Alliot, Eva A. E. Raymond…

On se sent très seul dans ce genre de travail. On a besoin de beaucoup de calme et de concentration pour mener à bien un tel challenge. Ma vie actuelle, avec tous ses besoins matériels pour avancer et ses contraintes quotidiennes, n’est pas très propice à cela. J’ai besoin de m’isoler régulièrement pour mener à terme ma recherche. C’est une bataille contre le temps et contre ce qu’il est humainement possible de réaliser avec peu de moyens. Beaucoup auraient abandonné depuis longtemps…

Nombreux lecteurs pensent que je suis entouré d’une équipe et très soutenu. C’était un peu le cas il y a quelques années, à l’époque du forum sur antonparks.com, depuis les choses ont beaucoup changées. Ma femme et moi avons tout sacrifié pour me donner la possibilité d’écrire, mais nous vivons actuellement dans l’incertitude complète quant à la suite de mon travail. Mes droits d’auteur actuels ne permettent absolument pas de nourrir ma famille et nous vivons chaque mois avec le doute de pouvoir poursuivre dans ces conditions. Je me suis totalement endetté pour éviter de me retrouver à l’usine et de devoir tout abandonner. Je fais tout ce qui est possible pour poursuivre ma rédaction et mes recherches. Je travaille en ce moment activement sur le prochain volume des Chroniques en restant positif et en évitant de penser à la situation dans laquelle nous nous trouverons dans quelques mois lorsque cet ouvrage sortira, si tout va bien d’ici là, entre septembre et décembre 2014, j’espère même avant.


Il était important que je signale ce fait ici, car mes lecteurs sont très loin d’imaginer cette situation qui normalement ne les concerne pas. Mais il y a un tel décalage entre les mails que nous recevons et la réalité, qu’il me semblait utile de l’indiquer ici. Je précise que cette situation est celle d’aujourd’hui, début 2014, au moment où j’effectue cette interview, cela changera sans doute avec le temps car mon combat est juste et honnête. Il l’a toujours été.

En ce qui concerne l’accueil du livre, je ne saurais le dire précisément, je le pense bon dans l’ensemble. J’ai le sentiment que beaucoup de lecteurs attendent plutôt un nouvel opus des Chroniques. Comme je viens de le dire, j’y travaille activement en ce moment, avec mes modestes possibilités. Aucune institution archéologique ou égyptologique ne s’est manifestée. Côté Presse, LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX a totalement été boudé. Je commence à m’y habituer, même si je trouve cela injuste, car le travail fourni est colossal, surtout pour les traductions d’Edfu. J’ai souvent l’impression de fournir une connaissance à une minorité en clin à faire l’effort de s’instruire et de s’interroger sur nos origines. Ils ne sont pas nombreux et c’est assez décourageant !

Question : Une équipe allemande est aujourd’hui à l’œuvre pour la traduction des hiéroglyphes du temple d’Edfu. Savez-vous quand cette tâche sera achevée ? Pensez-vous que leurs traductions s’accorderont aux vôtres ?

Anton Parks : En 2017. Il n’y a aucune raison que ma version soit très différente de celle-ci. Ce n’est pas du vieux sumérien comme pour EDEN, mais simplement de l’égyptien. Mon interprétation n’est pas très éloignée des passages déjà traduits par mes prédécesseurs cités plus haut. C’est la compréhension de certains mots clés qui créé une différence importante entre les versions. Je les commente dans le livre et explique les raisons qui éloigne ma version des autres déjà réalisées avant moi. Je précise que l’ensemble disponible dans LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX est aussi inédit de part son volume disponible dans un même ouvrage. Les traductions et publications de mes prédécesseurs ne formant que des fragments de ce registre E.VI. mis à disposition ici d’une manière beaucoup plus étendue.

Question : En quoi ces textes de Thot disponibles dans le temple d’Edfu sont importants par rapport au mythe platonicien de l’Atlantide ? Y-a-t-il des éléments concrets à Edfu qui accréditent la version de Platon ?

Anton Parks : Oui, plusieurs passages, particulièrement ceux du Livre du Disque Ailé (E.VI, 109 à 130), apportent des informations géographiques spectaculaires quant à la situation de Mertit Amenti (les îles de l’Atlantide ou de l’Ouest), demeure maritime des dieux jusqu’ici non localisée. J’ai réalisé une carte dans l’ouvrage afin d’illustrer l’ensemble.

Dans le Livre du Disque Ailé, Horus doit poursuivre et massacrer les ennemis de sa mère Isis et de son père défunt Ptah-Osiris. Une longue description y est disponible où apparaissent de nombreux termes géographiques nous permettant de situer clairement l’action et de suivre ainsi la chasse effectuée par Horus.

L’épopée démarre à Khenn (la Nubie). Horus et ses Suivants poursuivent leurs adversaires et remontent le Nil en bateaux où plusieurs villes sont nommées. Parfois Horus utilise un disque ailé aux reflets sombres pour observer de haut, d’où le titre donné à cette histoire. Arrivés à Djanet (Tanis), ils doivent naviguer dans la mer Uatch-Ur (la Méditerranée) où les complices de Seth tentent de se dissimuler. Mais Horus les aperçoit et en élimine quelques-uns, ce qui les oblige à reprendre le large vers une mer étrange dénommée Meh (la mer encombrée). Le texte précise la situation géographique de cette mer Meh en E.VI, 118, 2 : « entre la région maritime (l’Atlantique) et Uatch-Ur (la Méditerranée) », donc au large des colonnes d’Hercule (le détroit de Gibraltar) que le récit dénomme plus loin Hat (litt. « l’embouchure »).

Au large de la mer Meh se situe ensuite le domaine de Mertit Amenti (les îles de l’Ouest) où les ennemis tentent encore de se dissimuler. C’est précisément l’emplacement où Platon situe l’île atlante de Poséidon. Platon donne une précision à propos de cette localité en 26b-27b de son Timée :

« C’est pourquoi, aujourd’hui encore, on ne peut ni parcourir ni explorer cette mer, la navigation trouvant un insurmontable obstacle en raison de l’épaisseur de la vase issue du naufrage de l’île. »

E.VI, 118, lignes 1 à 9. Ce passage important mentionne à quatre reprises la présence de MERTIT, les îles atlantes et trois fois les eaux Meh. La première apparition de Mertit en ligne 2 est d’ailleurs suivie du hiéroglyphe Amenti (l’Atlantide) que les égyptologues traduisent systématiquement en « l’Ouest ».

L’ingénieur Otto Muck s’est penché sur cette question de « vase » et de navigation difficile entre la fin des années 1970 et le début des années 1980. Il existe plus d’une dizaine de volcans entre les îles Canaries et les Açores. Muck signale que les éléments les plus solides des éjections volcaniques se transforment en pierre ponce. Lorsqu’elles retombent dans la mer, l’air que contiennent leurs pores leur permet de flotter assez longtemps à la surface des eaux, jusqu’au moment où leur totale imbibition les amène à s’enfoncer lentement dans les eaux et la vase. Si l’on prend en compte les différents volcans situés dans la zone en question, on imagine aisément l’étendue des pierres ponces éparpillées sur l’Atlantique Nord après le cataclysme qui engloutit une grande partie de l’archipel atlante.

D’après ses calculs, l’ingénieur Otto Muck prévoit une épaisseur d’environ 60 mètres après le cataclysme ! C’est pourquoi le texte d’Edfu nomme ces eaux « la mer encombrée » ou « le détroit encombré ». Il est fort probable que toutes les pierres volcaniques s’accumulèrent dans cette région en raison de la présence du détroit. Les manuscrits de Thot confirment l’hypothèse d’Otto Muck. Mais il faut le souligner, ce « détail » confirme aussi la version de Platon. Ce passage nouvellement traduit relance le débat sur l’authenticité du récit de Platon et aussi son origine égyptienne. Nous sommes en présence d’un moment historique.

Question : En effet ! Vous l’a-t-on déjà signalé ? Avez-vous eu des réactions dans ce sens ?

Anton Parks : Non, pas à ma connaissance.

Question : Pour revenir sur le contenu de votre traduction et le mythe platonicien, une question se pose portant : les textes gravés sur les murs d’enceinte d’Edfu sont plus récents que le récit de Platon, n’est-ce pas ?

Anton Parks : C’est tout à fait exact. Mais comme je l’ai indiqué, il s’agit d’anciens papyrus inconnus appartenant aux prêtres d’Edfu. L’ancienneté de leur contenu est totalement impossible à déterminer. Les prêtres voulurent sauvegarder cette antique connaissance et la graver dans la pierre à l’époque des Ptolémées. Ce fut sans doute le seul moyen pour eux de lui faire passer les âges et de nous la transmettre.

Je suis convaincu de l’extrême ancienneté de ces documents en raison du style très archaïque de la narration. Les passages sont souvent très poignants et utilisent des termes anciens, parfois même quasi inconnus dans la littérature égyptienne. Il est question de disques volants, de puissances qui soulèvent les eaux, d’armes de destruction massives…

Question: Justement, certains passages de vos traductions posent question à nos lecteurs : vaisseau serpent, disque ailé ou encore piste d’atterrissage… quelle est la part interprétative de votre travail ?

Anton Parks : Eva. A. E. Reymond a déjà interprété le passage que vous évoqué avant moi. Elle parle aussi de « disque ailé » (nom donné au Livre du même nom) et de « piste d’atterrissage » (« landing stage ») dans son essai The Mythological Origin of the Egyptian Temple, Manchester University Press, 1969. Son travail sur les textes d’Edfu est reconnu par les plus grands égyptologues.

Rien de nouveau sous le soleil d’Egypte ! Je viens d’ouvrir pour vous le fac-similé d’Emile Chassinat, cette piste ou plateau d’atterrissage est indiquée formellement sur le mur d’enceinte, face interne, au registre E.VI, 329, au début de la ligne 3. Ce terme composé d’un « lézard culminant la consonne « t » en forme de butte » se prononce « Ashait » en ancien égyptien, tout égyptologue peut le vérifier :

E.VI, 329, ligne 3, hiéroglyphe Ashait : « piste ou plateau d’atterrissage »

Voici deux passages où il est question du vaisseau d’Horus :

« Une fois la place Djeba créée, le chef-sanctifié apparut au loin en planant. Ses ailes sombres créaient l’obscurité. (…) ‘Regardez’ s’écrièrent les deux compagnons ainsi que les Shebitiu. ‘Il vient de la Duat (du monde souterrain)’ ajoutèrent les Shebitiu. La place de la Duat du Ba (de l’âme) était sa demeure. Le timbre de son sifflement portait très loin (…). Il se déplaçait avec la capacité de voler comme un Ba (une âme). (…) Le Seigneur aux ailes déployées se dirigea vers l’île où l’attendait sa bénédiction. Une fois ses ailes stabilisées, il aperçut les Premiers, ses compagnons, alors que l’Herminette (la constellation de la Petite Ourse) était pleinement visible. Lorsque le vol d’Horus s’acheva, le disque volant du seigneur du vol-plané (Horus l’aîné) apporta des offrandes au seigneur de Djeba élevé comme Faucon-Seja de la-place-de-l’unité ».
Extrs. E.VI, 182,4-8

et :

« Du haut du ciel, dans le Disque Ailé, il (Horus) vit les ennemis et s’approcha d’eux par derrière. Ainsi, il lâcha sur eux une telle force terrifiante, si bien que leurs yeux ne purent voir, ni leurs oreilles entendre. En un instant, il amena la mort sur chacun : pas un ne survécut ! ».
E.VI, 111,3-5

Les sceptiques pourront retourner le problème dans tous les sens, nous trouvons aussi des représentations de serpents volants sur plusieurs murs d’Edfu. Ces scènes illustrent les passages en question. Il suffit de les repérer et de les analyser, comme ici :

Question: Dans ce nouvelle essai, il est aussi beaucoup question des découvertes réalisées à Abydos. Pouvez-vous rappeler aux lecteurs l’importance de ce site et pourquoi vous évoquez aussi longuement les extraordinaires découvertes de l’archéologue Emile Amélineau pourtant largement critiqué par ses collègues de l’époque et d’aujourd’hui encore ?

Anton Parks : A cet endroit géographique se côtoient les plus anciennes traces historiques de civilisation au Proche-Orient et le début de la royauté. De nombreux textes et formules indiquent qu’Abydos formait la demeure d’Osiris, même avant sa mort.

Lors du grand cataclysme, les rescapés des îles atlantes se dirigèrent vers Abydos pour recréer leur civilisation détruite et répandre leur savoir dans toute l’Egypte. Ces chemins parcourus par les rescapés sur toute l’Afrique du Nord, du Maroc à l’Egypte, sont connus par quelques égyptologues comme René Lachaud ou encore le regretté Albert Slosman.

Le site d’Abydos est aussi d’une importance capitale pour l’histoire de l’humanité, parce qu’il renferme plusieurs monuments très anciens dont un des plus vieux et énigmatique au monde. Il s’agit de l’Osireion, le temple aquatique et souterrain d’Osiris créé par ce dernier avant le cataclysme de 10.000 ans av. J.-C et peu avant son assassinat.

Alors qu’à Sumer, Osiris se nomme Enki (« le seigneur de la terre »), sa demeure aquatique se dit Abzu en sumérien. Par coïncidence, le véritable nom d’Abydos est Abdju en égyptien et l’on trouve bien un temple aquatique au même endroit ! J’ai découvert des traces de coquillages marins fossilisés sur une des pierres du monument, or l’Osireion n’a officiellement jamais été engloutie par la mer, ni même par le Nil… Cette découverte démontre son extrême ancienneté, car il faut remonter à près de 10.000 ans en arrière pour trouver des traces d’eau de mer à cet endroit.

La légende dit que Seth assassina Osiris à Abydos. Comme le Christ, il fut attaché à un arbre et supplicié. Les textes funéraires rapportent ce fait de nombreuses fois et prétendent aussi que sa femme Isis retrouva le corps de son bien aimé, toujours au même endroit. La légende dit encore que son corps fut enseveli par la suite dans cette même localité quelque part dans le désert, sans doute dans le cimetière royal d’Abydos.

Umm el-Qaab, le cimetière royal d’Abydos est la plus ancienne de toutes les nécropoles connues au monde et renferme les tombes des premiers rois d’Egypte dont les règnes démarrent vers 3300 av. J.-C., juste après ceux des dieux et demi-dieux. Le temple dit « de Sethy 1er » figure l’autre monument énigmatique d’Abydos. Or ce temple magnifique se trouve sur les fondations d’un ancien monument totalement inconnu que je pense être l’ancienne demeure de la garde rapprochée d’Osiris lorsque ce dernier séjournait à Abydos.

On doit la découverte du temple de Sethy 1er à Auguste Mariette aux alentours de 1860. Ce dernier consacra un temps phénoménal à le déblayer. Il tenta à la même époque de retrouver « le puis de Strabon » (l’Osireion), mais les gravas qu’il généra en dégageant le temple de Sethy se retrouvèrent au-dessus de l’Osireion… En parallèle, il tenta de trouver la nécropole royale en suivant les dires des légendes et des bédouins, sans succès non plus.

Mariette usa sa santé sur ce site, c’est pourquoi, lorsqu’il mourut, personne ne voulut reprendre son travail à Abydos. On préféra envoyer un débutant afin de ne pas salir la réputation des archéologues en vogue à l’époque. Malheureusement pour ces derniers, Emile Amélineau, trouva en quelques jours le cimetière tant espéré…

Les découvertes du « novice » Amélineau, au nez et à la barbe des plus grands, déclenchèrent l’ire du microcosme égyptologique. La tempête déclenchée par sa découverte majeure se nourrissait non seulement du dépit d’être doublé par un débutant, mais aussi d’un désaccord fondamental sur la nature d’Osiris. Le milieu de l’égyptologie « académique » considérait les personnages du panthéon égyptien comme des entités mythiques tandis qu’Émile Amélineau était convaincu de l’existence historique de personnages fait de chaire et de sang.


Cette différence de conception perdure toujours malgré les découvertes d’Amélineau et celles entreprises après lui. Les découvertes d’Amélineau ne s’arrêtèrent pas là puisqu’il mit à jour la tombe d’Osiris enfouie sous une grande colline recouverte de plusieurs millions de fragments de vases et de poteries. A cet endroit, les récipients apportés en hommage à Osiris lors des grandes festivités annuelles par les masses de pèlerins s’accumulèrent sur plusieurs millénaires.

On attribue souvent cette tombe au roi Djer (3e roi de la 1ère dynastie égyptienne, vers 3100-3040 av. J.-C.). Un débat perdure encore aujourd’hui pour savoir si ce tombeau fut bien celui d’Osiris recyclé par le roi Djer ou bien une tombe fabriquée par Djer en l’honneur d’Osiris. Je penche pour la première possibilité pour des raisons que j’explique dans le livre. C’est dans ce tombeau qu’Amélineau trouva le lit d’Osiris qui représente pour moi un objet de culte fabriqué pour remplacer une des deux Arches, celle d’Osiris, subtilisée par Moïse alias Râmosé, grand vizir au service Amenhotep III et son fils Akhenaton…

Tombe n° O-326, de Djer / Osiris dans le cimetière royal d’Umm El-Qaab d’Abydos. Émile Amélineau déterra ici, près du lit osirien, un nombre impressionnant d’outils civilisateurs enfouis en l’honneur du dieu assassiné. Leur présence marque sans doute la gratitude que l’homme portait à Osiris pour l’industrie qu’il offrit à l’humanité.

Question : Avez-vous eu des retours négatifs surtout en ce qui concerne les révélations sur Moïse ? Pensez-vous développer plus profondément l’histoire de Râmosé ? Parlez-nous de Râmosé et de votre thèse…

Anton Parks : Non, pas particulièrement de retours négatifs à ma connaissance. Concernant votre seconde question, je n’ai rien à ajouter de plus à propos de Moïse. J’ai été au bout de cette enquête avec le peu d’éléments dont nous disposons. Il s’agit d’une nouvelle hypothèse sur Moïse, basée sur plusieurs éléments historiques validés par la science et l’archéologie.

Nous connaissons partiellement la vie de Râmosé grâce à quelques archives et surtout grâce à son tombeau situé dans la vallée des Nobles.


Sa tombe (n° TT55) se trouve au cœur du village de Cheikh Abd el-Gournah, en face de Luxor. Sa seconde tombe se situe dans la ville d’Akhenaton, à El-Amarna, elle est répertoriée sous le numéro TA11. Ces deux tombes sont parfaitement inachevées, or, autant que je sache, on n’enterre jamais un défunt dans une tombe inachevée en Egypte, car il s’agit d’un déshonneur. Cela traduit que le corps de Râmosé n’a jamais été déposé dans une d’entre elles ! Râmosé est mort ailleurs et personne ne semble s’être posé la question avant moi.

Cet illustre personnage vécu pendant la dernière partie du règne d’Amenhotep III et le commencement du règne d’Akhenaton. Râmosé, grand vizir au service Amenhotep III depuis trente ans, dut poursuivre son œuvre auprès de son jeune fils. On ne lui donna sans doute pas le choix.

Hiéroglyphes Râ-Mosé. Nom du grand vizir de Thèbes sous Amenhotep III et son fils Akhenaton. Son nom signifie « fils de Râ » ou « grand fils », donc l’aîné, comme l’était Moïse.

Dès la troisième année de du règne d’Amenhotep IV (Akhenaton), ce dernier entreprend d’introduire des modifications importantes dans l’iconographie cultuelle en adoptant des figures tout à fait inhabituelles qu’il place dans tout le pays. Petit à petit, le jeune roi voue un culte fervent au soleil Iten (Aton). En un premier temps, le culte des anciens dieux n’est pas remis en cause, mais plutôt son fonctionnement et celui du clergé d’Amon. La crise éclate véritablement en l’an V de son règne, lorsque Aménophis IV remplace son nom en Akhenaton (« celui qui plaît à Aton »). A la même époque, il choisit de construire sa nouvelle capitale consacrée à Aton, située à 450 km au Nord de Thèbes, en plein désert.

J’apporte de nombreux indices pouvant expliquer l’incompréhensible disparition de Râmosé peu après l’avènement d’Akhenaton sur le trône d’Egypte.

J’explique également pourquoi Akhenaton serait « le pharaon de l’oppression » et non Ramsès contrairement à la thèse officielle. En 2007, l’anthropologue Jerry Rose (Université d’Arkansas) et son équipe, effectuèrent des tests sur des squelettes déterrés à Amarna par l’archéologue Barry Kemp (Université de Cambridge). Les tombes d’Amarna et leurs squelettes révélèrent des conditions de vie très difficiles pour les ouvriers d’Akhenaton.

Jerry Rose effectua des tests à l’Université d’Arkansas sur plusieurs squelettes d’Amarna et releva de forts taux d’anémie sur les ouvriers d’Akhenaton, signe d’une population malade. Ces découvertes consolident la thèse d’Anton Parks qui identifie le pharaon de l’oppression comme étant Akhenaton et son vizir Râmosé comme Moïse.

Tandis que le temple d’Aton croule sous les offrandes divines, la population est malade.

Dans de nombreux cas, des lésions dans les os trahissent des activités physiques pénibles. Nombre de squelettes portent surtout des signes évidents d’anémie avec la présence de protubérances au niveau des globes oculaires, près de 60% des cas sont concernés. Ceci prouve que les conditions de vie à Amarna étaient pires qu’ailleurs en Egypte ! Ce fort taux d’anémie associé à un taux de mortalité important repéré entre les 12 à 20 ans, forment les signes évidents d’une population malade. Les chiffres ne trompent pas.

Ces malades d’Akhenaton, ces reclus, portent un nom en égyptien : les Ubru.

Ce terme tire ses racines de Ubri (désastre, maladie). Ubri ou Ubru (au pluriel) ressemble étrangement au terme « hébreu ». Si l’hypothèse de Gerry Rose se confirme, elle authentifie en tout cas la présence des Ubru (Hébreux) en Égypte et leur calvaire mentionné dans l’Ancien Testament.

Hiéroglyphe UBR, « Ubri » ou « Ubru » au pluriel. Nom donné vraisemblablement aux ouvriers malades de El-Amarna. UBRU se transforma probablement en « hébreu ».

Les changements soudains effectués par Akhenaton génèrent des répercussions sur la géopolitique de tout le Proche-Orient.

C’est pourquoi Akhenaton représente le « pharaon de l’oppression » dans la Bible. Les prêtres d’Amon étaient conservateurs à l’extrême ; le véritable pouvoir leur appartenait. Leurs privilèges furent subitement remis en question. De nombreuses offrandes furent détournées, sous leurs yeux, des temples classiques vers les nouveaux temples d’Aton. Très rapidement, Akhenaton entreprit l’abandon total du culte d’Amon. Les temples fermèrent un à un et le nom d’Amon fut systématiquement effacé sur les inscriptions. C’est le plus grand bouleversement religieux de toute l’histoire égyptienne !

En quelques mois, Akhenaton diminua la vénération de plusieurs centaines de dieux à un seul ! Dans ce contexte, Râmosé, garant des traditions millénaires, se retrouva, bien malgré lui, complice de cette situation. Chaque jour, il observa en silence le rejet de la religion de ses ancêtres. Ses prêtres perdaient leurs privilèges tandis que le peuple d’Amarna, affamé et malade, travaillait durement pour édifier la cité solaire.

De nombreux prêtres voulurent préserver la connaissance des anciens et « l’esprit d’Osiris ». Pendant qu’Akhenaton martelait le nom d’Amon dans les temples des Deux Terres d’Égypte et qu’il révélait les Grands Mystères au cœur de sa cité, Râmosé et son ancien clergé préparaient la fuite de la science cachée vers des terres annexées. Il y eut de graves bouleversements.

La situation politique et sociale étant sous tension extrême, le jeune pharaon pacifiste voulut sûrement éviter toute répression sanglante avec le clergé d’Amon. Il finit donc par accepter de laisser partir les principaux insoumis à la religion d’Aton, tout du moins les plus agressifs. Il n’eut pas d’autre choix. Les prêtres de Râmosé souffraient dans leur chair et les habitants de la cité solaire, en mal nutrition, contractaient des maladies.

Dans cette alternative conforme à la Bible, le vizir proposa de mener lui-même les réfractaires vers une nouvelle région : une Terre Promise ! Il offrit même de prendre avec lui les Ubru invalides. Son choix stratégique lui apporta un maximum de partisans et la possibilité de provoquer des troubles.

Râmosé souhaitait sans doute soulever les foules pour influencer le roi et la population. Ce moment historique se situe sans doute à partir de l’an VII du règne d’Akhenaton, soit deux ans après le commencement des travaux d’El-Amarna et le gros œuvre achevé. Toutefois, sous couvert de préparer le départ des incorruptibles vers des terres annexées à l’Égypte, le clergé d’Amon et Râmosé élaborent la fuite de la connaissance hors de l’Égypte d’Akhenaton. C’est à partir de cet instant que le mythe de Mosé (Moïse) entre dans la légende…

Question: Qu’est devenu selon vous la technologie divine dont a « hérité » fallacieusement Moïse ? Son bâton et l’arche ont-ils disparu ? Ont-ils été volés ou détruits ?

Anton Parks : Il n’y eut pas une arche, mais deux ! Deux objets volés juste avant le départ des premiers exilés. Les deux trous forés dans l’île centrale de l’Osireion servaient, selon moi, d’assises à ces deux objets sacrés. Les traditions rabbiniques comme le Zohar parlent de ces deux arches divines.

Ces deux objets sont :

Un coffre contenant de nombreux écrits sacrés appartenant à l’Égypte et ses pays annexés (les paroles divines ou Tables de la Loi) ; la majorité venant de El-Amarna. Deux « chérubins » ailés surmontent le coffre. Il s’agit simplement des représentations d’Isis et Nephtys, les protectrices des grands secrets.

 

Le sarcophage contenant le corps d’Osiris, fondement de la religion égyptienne (le corps du dieu). Le cercueil est aussi surmonté d’Isis et Nephtys, les protectrices ailée

s du roi.

La seconde arche transporte Joseph, selon la tradition hébraïque. En fait, il s’agit d’un jeu de mot avec le terme égyptien Yuef (le corps) pour signaler la dépouille d’Osiris.

Le bâton de Moïse fait également partie des objets volés à la couronne d’Egypte. Les pouvoirs du bâton de Moïse sont identiques à ceux attribués au bâton de Ptah-Osiris signalé dans les textes d’Edfu que j’ai traduis pour ce même ouvrage.

Dans ces textes, Horus, fils de Ptah-Osiris se voit attribué le bâton souverain de son père signalé comme une perche de pouvoir. Ce bâton de pouvoir figure un petit pilier d’énergie (Djed) qui maitrise les forces de la nature. La Bible nomme cette perche « bâton de Dieu » en Ex 4:20.

L’ancien vizir du pharaon s’en sert pour ouvrir les flots, faire tomber la grêle ou frapper un rocher pour en sortir de l’eau. On attribue également à cet objet les fameuses « plaies » d’Égypte. On sait aujourd’hui que ces fléaux correspondent à des catastrophes naturelles. Ce genre de fléaux serait possible grâce à des changements subits et prolongés des conditions climatiques, donc grâce à la maitrise des éléments.

Ces mêmes phénomènes furent produits par l’ingénieur et inventeur Nicolas Tesla (1856-1943). Nous sommes en présence d’une technologie liée à l’électromagnétisme. J’explique ces phénomènes dans ce dossier consacré à Moïse et apporte des éléments concrets à cette nouvelle hypothèse.

Le destin de l’Arche n° 1, à savoir celle contenant les archives de El-Amarna, fera l’objet d’un sujet traité dans un prochain dossier, donc je ne peux en discuter pour l’instant. Il est en tout cas certain, et je l’explique dans LA DERNIERE MARCHE DES DIEUX, que ces archives permirent à Râmosé (Moïse) de composer à la fois ses textes de la Loi ainsi qu’une partie de la Genèse. Depuis l’analyse de tous ces éléments, je suis totalement convaincu que l’ancien vizir Râmosé fut le personnage biblique de Moïse. C’est indéniable.

Ptah-Osiris et son bâton de pouvoir. Statue datant du règne du père d’Akhenaton, Amenhotep III. Musée égyptien de Turin, Italie.

Question : Quid d’Abraham ? En savez-vous certaines choses ? N’est-il qu’une figure humaine d’un personnage analogue plus ancien ?

Anton Parks : Absolument aucune idée sur Abraham. Peut-être qu’un jour j’aborderai ce sujet, je ne sais pas du tout.

Question : Vous relevez en fin d’ouvrage la symbolique du chiffre 14, mis en analogie avec la carte « Tempérance » du jeu de Tarot. Pourquoi un tel parti pris ? En effet, le Tarot n’est numéroté ainsi que depuis le XVIIe siècle. Avant cela, les cartes avaient – en fonction de leur provenance – une numérotation bien différente, voire aucune numérotation du tout. Ce chiffre 14 aurait très bien pu faire ainsi allusion au Diable, puisque ce dernier était numéroté de la sorte sur des Tarots du XVe siècle !

Anton Parks : Dans cette partie, mon propos est de relever certaines analogies entre le nombre 14 et son lien avec Osiris. Sur la 14e lame du Tarot, la Tempérance, un ange tient une urne dans chaque main et transfère le contenu de l’une dans l’autre.

L’arcane 14 symbolise la transmutation de l’eau en eau de vie. Je fais remarquer que, dans l’antiquité, les nombreux pèlerins venaient offrir à Osiris de l’eau sacrée du Nil dans des pots qui recouvrent aujourd’hui encore le cimetière royal d’Abydos. S’agit-il d’une coïncidence ?

En Egypte, le chiffre 14 renvoie aux 14 morceaux du corps d’Osiris découpés par Seth lorsqu’il effectua le second assassinat d’Osiris en profanant sa momie. Or, son tombeau probable où fut retrouvé le fameux lit qui remplaça sans doute l’Arche n°2 (le corps d’Osiris subtilisé par Moïse), donc ce tombeau possède 14 chambres funéraires et 14 marches, ce qui renvoie sans l’ombre d’un doute à Osiris.

Maintenant, je ne fais que rapporté des faits. Je ne sais pas qui a changé la numérotation du Tarot, ni à quel moment. Je sais juste que son origine est très discutée et que son symbolisme le rapproche étroitement avec l’Egypte ancienne. Pour l’ecclésiastique et occultiste Eliphas Levi, le tarot serait le Livre de Thot et proviendrait d’Egypte.

Question : Il existe des sépultures (ou tombeau ou tumulus) particulières dans le désert du Sahara datées de 10 000 ans. Celles-ci rappellent fortement la structure géométrique de l’Atlantide. Votre avis ?

Anton Parks: Ces images sont exceptionnelles ! En effet, on retrouve bien l’idée d’un temple central, ici le tumulus, entouré de cercles concentriques. Cette forme rappelle la version de l’Atlantide détaillée par Platon et même celle des textes d’Edfu (E.VI, 184,1) où le texte indique un pays circulaire traduit en « la région des enfants du Siège de la Parole ».

Je ne connaissais pas ces sites d’Algérie, mais plutôt ceux où l’on trouve des gravures d’hommes-chiens (les Suivants d’Osiris).

 

Tous ces sites – dont ceux que vous évoquez – passent par une piste largement empruntée à l’époque du Paléolithique Supérieur jusqu’au Badarien. Il s’agit de l’ancienne « Route des Morts », située entre le couchant et l’Égypte. D’ouest en est, elle démarrait du cap Soloéïs (face au îles Canaries), en passant par le Hoggar algérien, le désert libyque, les quatre oasis égyptien du désert blanc pour finir en Egypte même, à Abydos, résidence d’Osiris et lieu où il fut tué et enterré.

Cette très longue piste préhistorique, qui est également nommée « voie royale » par les Berbères, s’illustre d’art rupestre de même type d’un bout à l’autre du trajet et des anciens oueds.

Ces dessins sont datés du début de l’Holocène (vers 10.000 av. J.-C.), donc à la même période que vos sites du désert algérien. J’explique dans le livre que cette ancienne route fut empruntée par les survivants de l’Atlantide au moment où ils voulurent rejoindre le pays d’Osiris pour reconstruire leur civilisation.

Hérodote évoque cette piste dans ses écrits et des cartes furent reproduites en suivant ses données. L’anthropologue polonaise Marcelle Weissen-Szumlanska effectua ce voyage à la fin des années 1950 pour vérifier les propos d’Hérodote. Après un long séjour aux îles Canaries, Mme Weissen-Szumlanska entreprit une pénible exploration de six semaines, seule et mal équipée, allant à pied, en jeep, à cheval et à chameau… Elle retrouva ainsi le tronçon inexploré de près de 4.000 km de long, signalé par Hérodote comme l’aboutissement de la route royale sillonnée par les anciens Égyptiens à travers le nord du continent africain…

Question : La tentation n’a-t-elle pas été grande de combler les interstices avec les indices glanés dans vos incursions mentales ?

Anton Parks : Tous mes essais et dossiers sont orientés par mes visions, c’est un bon outil pour démarrer ma recherche. Bon nombre de mystères étudiés jusqu’à présent ont comme point de départ ce que j’ai vu. Maintenant, mes enquêtes vont aussi loin que possible, mes pistes de départ me mènent toujours vers des éléments concrets prouvés par la science, la linguistique ou par des vérifications réelles, lorsque j’ai la possibilité d’examiner un monument ou un document.

Question : Nos connaissances d’Abydos en seraient-elles là où elles en sont aujourd’hui si Dorothy Eady n’avait jamais existé ?

Anton Parks : Nous en saurions beaucoup moins sur le temple de Sethy 1er, c’est certain, et même sur l’Osireion d’Osiris. Je l’ai signalé plus haut, l’élément majeur qui m’a incité à réaliser une analogie entre son expérience et les découvertes archéologique à Abydos est son témoignage à propos du lit d’Osiris qu’elle situe dans l’Osireion à l’époque de Sethy 1er et le fait que cet objet de culte fut retrouvé dans l’ancienne tombe d’Osiris à deux kilomètres plus loin. Grâce à cette information majeure, j’ai pu reconstituer le trajet du lit vers son lieu de culte annuel dans le cimetière d’Abydos.

Autrefois, avant la confection de ce lit osirien, c’était probablement l’Arche n° 2 (le corps d’Osiris) qui effectuait ce trajet. Lorsque Râmosé (Moïse) le subtilisa avec l’Arche d’Alliance pour se réfugier dans le désert, les prêtres égyptiens restés en Egypte, durent confectionner un autre objet pour remplacer l’Arche contenant les reste momifiés d’Osiris et afin perdurer le rite royal de la résurrection du dieu.

Question : Avez-vous prévu d’écrire d’autres essais ? Si oui, quand et sur quel(s) sujet(s) ?

Anton Parks : J’ai beaucoup de projets en tête, mais tant que notre situation financière n’est pas stabilisée, il m’est impossible de me projeter dans les trois prochaines années par exemple. J’ai plutôt la tête dans les Chroniques en ce moment.

Question : Quelles sont les différences remarquables entre la dernière version du Tome 1 des Chroniques éditée par « Nouvelle Terre », et celle présente aujourd’hui au format poche ? A quand les T2 et T3 version livres de Poche ?

Anton Parks : La version poche du tome 2 des Chroniques est sortie en fin d’année 2013 et le tome 3 sera sans doute disponible au printemps 2014. Nous sommes partis sur ma version d’origine, non corrigées par les Editions Nenki ou Nouvelle Terre et avons supprimé les dossiers à la fin qui semblent barber la majorité des lecteurs.

 

Question : Quelle est à présent la suite des aventures ? Inutile de vous dire que la suite des Chroniques du Ğírkù est plus qu’attendu et que de nombreuses questions les concerne.

Anton Parks : Et bien je vous annonce que le prochain ouvrage des Chroniques du Ğírkù prévu vers le dernier trimestre 2014 se nommera LE LIVRE DE NURÉA, il s’agit du tome 0 des Chroniques. Pahana Books l’éditera en même temps que le récit intégral du SECRET DES ÉTOILES SOMBRES. Des chapitres supplémentaires seront disponibles dans chacun des ouvrages des Chroniques programmés pour la réédition au fil des mois jusqu’à la sortie du tome 4.

Maintenant que la genèse des Gina’abul est beaucoup plus claire pour moi, j’ai ressorti mes anciennes notes des années 80 afin de les intégrer dans les prochaines éditions. Il s’agit plutôt d’éléments en rapport avec le contenu du tome 0 dont il me manquait la compréhension il y a encore un an.

Question : Là, il va falloir nous en dire un peu plus sur ce tome 0 et les rééditions inédites des trois autres tomes…

Anton Parks : Ces dernières années, j’ai annoncé plusieurs fois que je n’avais pas tout placé dans les Chroniques parce certaines scènes me semblaient totalement incompréhensibles. En 2012, dans ma précédente interview pour votre site, j’ai dit posséder des informations sur les origines de la Terre et des Gina’abul, ainsi que sur le travail de Nammu avant les évènements rapportés dans le tome 1. J’ai aussi indiqué qu’il y aurait de quoi éditer un tome 0, mais malheureusement, ces informations étant incomplètes, je ne pouvais rien en faire jusqu’à présent.

Or, au printemps 2013, j’ai reçu les éléments qu’il me manquait sur ces sujets. Depuis septembre dernier, j’effectue la rédaction du LIVRE DE NURÉA. Cet ouvrage est très important, car il forme le pilier de la série et il dispose d’informations capitales pouvant expliquer certains aspects clés de notre histoire passée, mais aussi actuelle.

Question : Quels sont vos engagements avec J’ai Lu ? prévoyez-vous les publications des prochains tomes des Chroniques en format poche ?

Anton Parks : J’ai signé pour les tomes 1, 2 et 3 avec J’ai Lu (Flammarion). Les autres ouvrages des Chroniques à venir ainsi que les versions augmentées ne sont pas prévues pour une publication au format poche. Je pense que Pahana Books fera des prix promos pour l’achat de plusieurs livres de la série : tomes 0 & 1 / tomes 2 & 3.

Question : Après la publication du LIVRE DE NURÉA, prévoyez-vous un nouvel essai ou bien le tome 4 intitulé L’ORACLE ?

Anton Parks : Je rassure les lecteurs de Chroniques, je reprendrai la rédaction de L’ORACLE aussi vite que possible.

Question : A mesure que nous nous rapprochons de notre époque historique via les Chroniques et vos essais, certains lecteurs se demandent si vous allez aborder l’étude mythologique de peuples plus proches de nous comme les Celtes ou les Grecs Anciens ? Une forme d’étude de mythologie comparée à la manière du Testament de la Vierge en quelque sorte.

Anton Parks : Pour les Grecs, je ne sais pas, mais pour la mythologie celte, la réponse est affirmative. Je l’ai signalé plusieurs fois ces dernières années, le tome 5 des Chroniques discutera de ce sujet et du Graal. J’ai vraiment hâte d’y être.

Question : À combien de Chroniques prévoyez-vous de finir la série ? Les événements que vous avez captés vont-ils sortir du cadre de la mythologie pour celui « admis » de l’Histoire ?

Anton Parks : Difficile à évaluer. Au début, je n’avais pas vraiment prévu de discuter du cycle celtique, mais quelques proches m’ont signalé qu’il serait dommage de ne rien écrire là-dessus étant sonné que je possède beaucoup d’informations sur ce sujet. A l’origine, j’avais plutôt prévu de réaliser 3 volumes qui se sont transformés en 4, voir maintenant en 5 puisqu’un tome 0 sortira avant le tome 4.

Il est encore difficile d’évaluer la place que prendra l’ensemble en nombre d’ouvrages. Même un seul volume est difficile à estimer d’avance en nombre de pages. La place que cela prend dans ma tête n’est pas quantifiable en nombre de pages. Je pense que le cycle du Graal devrait s’étendre sur 2 ou 3 livres, ce qui donnerait en tout 7 ou 8 volumes des Chroniques… Je ne préfère pas trop m’avancer sinon certains risquent de polémiquer inutilement.

Concernant votre dernière question, les propos développés des les prochains volumes des Chroniques seront de même nature que dans les précédents tomes : entre mythologie, histoire et archéologie. Les faits historiques se sont transformés en mythes et légendes avec le temps, mais aussi en raison des successives transformations des traditions et des textes réalisées par les différentes religions. Nous sommes en pleine confusion depuis plusieurs millénaires et à mille lieux de nos origines.

Question : Serait-il possible que les souvenirs que vous avez captés aient pu être parfois « piratés », détournés et que de fausses informations aient pu être mêlées aux vraies. Ou bien que votre inconscient n’ait pas supporté certains détails et les aient maquillés ?

Anton Parks : Je ne le pense pas étant donné que mes essais ne cessent de compléter mes propos disponibles dans les Chroniques. Mes recherches et traductions me démontrent que je suis sur la bonne voie. Pour ce qui est du « maquillage de certains détails », ce n’est pas comme cela qu’il faut le comprendre.

J’ai effectivement reçu des éléments inexplicables parce qu’il me manquait des « scènes » ou « épisodes » ainsi qu’une compréhension globale, particulièrement à propos de certains sujets. Le LIVRE DE NURÉA apporte ces éléments complémentaires et me permet de comprendre certaines scènes entières restées sous forme de notes ou de textes rédigés à la main dans les années 80. Cela ne change rien au fond de l’histoire telle que nous la connaissons déjà, mais ces éléments apportent une dimension beaucoup plus large et tout à fait inattendue à propos des origines des Gina’abul et de l’humanité. Je ne peux en dire plus pour l’instant.

Question : Aurons-nous un jour la chance de vous entendre en direct pour une interview radio, ou mieux, de vous voir dans une émission télé ? Récemment, un odieux personnage s’est fait passer pour vous afin d’extorquer de l’argent à une station de radio. Ne pensez-vous pas que sortir de l’ombre lèverait toute possibilité d’ambiguïté de ce genre à l’avenir ?

Anton Parks : C’est la question piège qui revient chaque année. J’ai téléphoné à cette radio pour qu’ils effectuent un démenti et je n’ai pas l’impression d’avoir été entendu. Je les ai trouvé très flou la dernière fois que je suis entré en contact avec eux pour savoir s’ils avaient rectifié leur erreur. J’aurai apprécié cette rectification vu la virulence exercée à l’antenne par le présentateur lors de sa bévue. Peut-être attendent-ils que je vienne rétablir la vérité sur leurs ondes à leur place ? Tout ça n’est pas très sérieux.

Bref, je ne passerai pas à la radio, ni même à la télé avant d’avoir rencontré mes lecteurs à l’occasion de dédicaces par exemple. J’ai prévu de le faire dans les deux prochaines années. Peut-être avant, je ne sais pas encore. En tout cas, je pense que ce sera une véritable joie de rencontrer mon public et inversement. Je lui dois beaucoup et le remercie ici, particulièrement en ces temps difficiles. Je terminerai en ajoutant que je prends beaucoup de plaisir à rédiger LE LIVRE DE NURÉA malgré l’intensité de son contenu qui nous renvoie à des concepts spatio-temporels, métaphysiques, cosmologiques ethnologiques et biologiques totalement singuliers.

Un grand merci à Anton Parks pour cette interview !

Le dernier livre d’Anton Parks

Cette interview est ancienne, mais elle a le mérite d’attirer l’attention des futurs lecteurs de Parks sur la profondeur de ses recherches.

Son dernier livre Le Chaos des origines traite de la naissance de l’homme.


Qui pourrait bien acquérir une quelconque certitude quant à l’origine de l’Homme devant ce Chaos d’une richesse sans pareille que constituent ces lignes innombrables, censées esquisser la naissance de l’Homme ? Eh bien, au risque de choquer certaines âmes confinées dans le dogme, je propose au lecteur de suivre Anton Parks dans la brillante recherche qu’il mène tout au long des pages du présent ouvrage. Je voudrais à cette occasion, et c’est bien le moins, lui tirer mon cha­peau pour la tâche de répertoriage qu’il a menée avec le courage et l’abné­gation que je lui connais, et Dieu sait c’est le cas de le dire !

S’il en fallait pour s immerger dans les limbes plus que mystérieux que décrivent ces textes, tous traduits de langues anciennes dont seuls quelques universi­taires ont la clef. À la différence de ces derniers pourtant, Anton Parks, qui n appartient lui-même pas à leur sérail et c’est là toute sa force , est animé par la passion qui guide ceux pour lesquels un pan du voile s’est soulevé Cela l’a conduit à se plon­ger dans l’une des langues et cultures dont sont issues les fondations pre­mières de nos existences : celle de Sumer.

À partir de là, le regard qu’il porte sur la Création a quelque chose de presque averti, et c’est sans doute cela qui fascine les centaines de milliers de lecteurs du monde entier tom­bés, et on ne leur en veut sûrement pas, sous le charme. Sa vision, donc, brillante car éclairée de l’intérieur, donne à sa pré­sente exploration des textes susmentionnés ce goût étrange et indéfinis­sable Qui d autre que Parks pou­vait prendre tout ce matériel à bras le corps sans risquer d’errer dans les ornières du dogme? Et grâce au « logiciel » qui lui a été révélé enfant, notre auteur s’en tire ici avec brio en plaçant toutes les descriptions, issues de divers auteurs et courants, sous une lumière résolument nouvelle !

Comme promis dans son interview, en 2017 Anton Parks a sorti Corpus Deae. Une recherche sur la culture celte et le Graal.

Qui ne s’est jamais interrogé sur la portée symbolique et les implications historiques du Saint Graal ? Comment ne pas être interpellé par la disgrâce brutale dont furent victimes les Templiers ? Qu’est-il advenu de leurs précieux secrets éveillant tant de convoitises ?

L’enquête historique réalisée par Anton Parks dans ce nouvel opus met en lumière les sources véritables du sinistre conflit qui opposa les Templiers aux instances politiques et religieuses de leur temps. Relevant scrupuleusement chaque élément dont il est possible de trouver trace écrite, l’auteur révèle un paradigme novateur pour appréhender ces sujets qui ont déchaîné les passions à travers les siècles.


Déjouant les pièges tendus par les stéréotypes et les poncifs du genre, Anton Parks rassemble les pièces éparses d’un culte des mystères qui offrait autrefois l’exemple vivant de l’Amour triomphant de la Mort, au point d’éloigner les Templiers de la version chrétienne de l’expiation du Fils de Dieu sur la croix.

De l’Égypte antique à la franc-maçonnerie moderne, Anton Parks a passé d’innombrables heures à rechercher, recueillir et compiler tous les indices nécessaires à cette étude hors du commun.

Les conclusions inédites de son ouvrage vous déstabiliseront à n’en point douter. Elles pourraient même remettre en cause bon nombre de croyances et poseront de nouvelles bases d’étude pour tout historien en quête de vérité.


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